L’aubergiste
L'aubergiste, le cabaretier L'aubergiste était une personne qui proposait des repas contre paiement et qui pouvait loger ses clients si nécessaire. Par contre, le cabaretier ne logeait pas sa clientèle. L'auberge pouvait être située près d'un maréchal ferrant ou d'un bourrelier. Surtout en campagne, l'aubergiste pouvait cumuler ces deux activités en les exerçant en famille comme la famille ROUSSEAUX. A l'époque des chevaux, moyen de transport principal, le voyageur pouvait trouver commode d'associer l'activité d'aubergiste à une autre profession. Ainsi le voyageur pouvait avoir recours aux services d'un bourrelier pour réparer son harnachement endommagé lors de son voyage, ou d'un maréchal ferrant pour changer un fer, pendant que celui-ci se restaurait à l'auberge. Un cheval qui avait besoin des soins du maréchal ferrant devait être conduit par son maître jusqu'à la maréchalerie. Le propriétaire pouvait donc patienter à l'auberge le temps de l'intervention du maréchal ferrant. Par conséquent, la présence des chevaux, nécessitait à l'aubergiste de se fournir régulièrement en avoine en plus des denrées alimentaires habituelles. Les chevaux faisaient partie aussi de sa clientèle. D'autre part, cette profession pouvait associer une autre activité qui s'avérait souvent complémentaire. Ainsi, Nicolas Antoine RENARD était également marchand de vin en 1757. Etienne Alexis Joseph PARIS et son épouse Victoire Clotilde PARIS tenaient une auberge et une épicerie en 1836, ceci pendant une dizaine d'années. Pierre Alexis DESSON était aubergiste, et son épouse Marguerite Apolline CHAUDERLOT était marchande épicière entre 1845 et 1855 environ. L'activité d'aubergiste ou de cabaretier est présente au village dès 1757, malgré une certaine proximité avec les villages voisins. Le village de Tournes comptait un aubergiste en 1791. Il s'agit notamment de Jean Baptiste PRIOUX situé à la Grande Guinguette. Au village de Belval, Jean Baptiste PEROCHE était cabaretier en l'an 9. Probablement en raison de l'activité commerciale du village. La papeterie d'Haudrecy employait 12 personnes en 1793 avant d'être transformée en armurerie et filature. Le commerce du papier générait peut-être le passage de contrôleurs, de fournisseurs… Il est difficile d'évaluer l'activité de l'auberge RENARD. Toutefois, la filature est certainement l'élément principal qui va développer ce commerce de restauration. Dès les années 1830, la filature va générer une arrivée massive de familles pour travailler au moulin. Les débits de boissons vont pouvoir se faire une clientèle. Il faut ajouter les marchands de passage, colporteurs qui pouvaient faire une halte à l'auberge ou au cabaret. Cette activité connut un essor entre 1831 et 1879. C'est d'ailleurs la période la plus florissante du moulin à couleurs lorsque celui-ci était une filature. Jean Baptiste ROUSSEAUX était aubergiste en 1832 et il demeurait grand rue derrière l'église. Gérard PAQUIS et son épouse Marie Pierre LAMARCHE tenaient une auberge de 1831 à 1862. Leur fils Jean Baptiste Fulgente PAQUIS leur succéda ensuite jusqu'en 1879. Marguerite LEMAIRE tenait une auberge en 1847. L'auberge était un lieu d'animation car l'aubergiste proposait un jeu de quilles pour ses clients, des jeux de cartes, et organisait aussi des bals lors des fêtes du village. Début 1900 en campagne, les hommes passaient boire un verre à l'auberge après la journée de travail dans les champs ou à l'usine. C'était le moment de détente de la journée. Les femmes n'allaient pas à l'auberge ou au cabaret. Elles profitaient d'une visite à domicile pour envoyer un enfant chercher de l'apéritif préparé par l'aubergiste. Toujours à la même époque, le matériel de l'aubergiste se composait de choppes, de verres à vin, de flûtes, de verres à sirop, de cruches, de tables, de chaises, de bancs pour le mobilier, des mesures pour servir la boisson. Il proposait de la bière, du vin blanc, du vin rouge, et de l'eau de vie. Enfin, ces deux commerces étaient soumis à une réglementation pour pouvoir s'installer, et exercer leur activité. Notamment, le lieu d'implantation, les horaires, la clientèle autorisée, faisaient partie des critères observés. La demande d'ouverture devait s'effectuer en déposant un dossier auprès du préfet. De plus une enquête de bonnes mœurs était réalisée avant d'accorder l'autorisation. Ainsi, Philippe Théophile DUBOIS demanda l'autorisation d'ouvrir un cabaret au village en 1856. Sa demande fut refusée par le préfet dans un premier temps car son dossier n'était pas conforme. Il n'avait pas respecté le circuit. Le maire du village avait plaidé en sa faveur lors de l'enquête de notoriété. Aussi, peu de temps après Philippe Théophile DUBOIS ouvrit un cabaret au village avec son épouse Marie Jeanne Désirée HULOT. La réglementation se durcit en 1826. Les auberges devant tenir un livre enregistrant dès le premier jour l'arrivée du voyageur. Certaines mentions étaient obligatoires : nom, qualité, domicile habituel, date d'entrée et de sortie des personnes qu'ils coucheront même une seule nuit. Ce registre devait être présenté à tout moment au maire, aux adjoints, commissaire de police et autres agents de police. Sources : - état civil, - acte notarié, - archives départementales, - Campagnes et paysans des Ardennes (1830-1914) de Jacques Lambert.
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